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Ressource en matière première

Mesurer les risques d’approvisionnement de matières premières liés à des mutations industrielles - Utilisation des TES et des développements méthodologiques réalisés dans le cadre du projet ESPEER, scénario ressource

**Objectif

Mesurer les risques d’approvisionnement de matières premières liés à des mutations industrielles (voiture électrique).

**Développement et réflexions d’ordre méthodologique autour du scénario ressource

Les travaux d’ordre méthodologique réalisés pour simuler ce scénario ressource sont décrits dans le document suivant : ESPEER Développement et réflexions d’ordre méthodologique autour du scénario ressource ou comment mesurer les risques d’approvisionnement de matières premières liés à des mutations industrielles
(Fichier PDF - 688 Ko)

**Résultats et livrables

On calcule que pour satisfaire 100 de la demande finale en France (en 2006), il faut produire environ 184 fois sa valeur. Cette production est issue de 162 de production domestique (88%), 14 de produits importés pour les consommations intermédiaires (7%), 9 de produits importés directement consommés (5%). Le total des importations (14+9 = 23) a nécessité de la part des pays qui l’ont exporté une production locale de 37 (en supposant que les pays en question ont une matrice de technologie identique à celle de la France).

Les impacts (par ex. émissions gazeuses, consommations de ressources) de la consommation finale française sont donc à calculer sur 162 de production domestique et 37 de production étrangère.

Par ailleurs, ces calculs donnent un moyen de représenter l’importance économique du cuivre en France. En utilisant les données sectorielles de la valeur ajoutée (dans les TES monétaires), on peut, de la même manière que pour les ressources, calculer la contribution de n’importe quel produit de la consommation finale à la valeur ajoutée de l’ensemble de l’économie. On peut ainsi mettre en relation la demande en cuivre des produits et leur valeur ajoutée.

La demande en cuivre des produits peut être ainsi mis en relation avec leur valeur ajoutée.

En dehors de l’activité « construction », il apparaît trois zones sur le graphique qui distinguent :

  • Les activités qui participent le plus à la consommation de cuivre et assez faiblement à la valeur ajoutée (le long de l’axe des abscisses),
  • Les activités qui participent le plus à la valeur ajoutée et assez faiblement à la consommation de cuivre (le long de l’axe des ordonnées),
  • Les autres activité

L’article (Antoine Beylot and Jacques Villeneuve , Assessing the national economic importance of metals : an Input Output approach to the case of copper in France) soumis à Resources Policy propose de formaliser cette constatation sous la forme d’un indicateur de l’importance économique du cuivre qui pourrait tenir compte de secteurs qui n’ont pas ou peu d’utilisation directe du cuivre, mais dont les produits consommés induisent une utilisation non négligeable, et qui de plus représentent une part importante de la valeur ajoutée nationale. Ainsi, un éventuel défaut d’approvisionnement en cuivre impacterait non seulement les secteurs construction, véhicules et équipements, mais aussi des secteurs de services à forte valeur ajoutée.

A consulter également la thèse et articles associés de Marie Bonnin (Optimisation multicritère pour une gestion globale des ressources naturelles : application au cycle du cuivre en France, thèse de Marie Bonnin), documents disponibles sur la page de synthèse des résultats .

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Dernière mise à jour : 13-01-2015